Le régime de l’auto-entreprise en 2026

Un entrepreneur individuel, peux créer son entreprise sous le statut de l’auto-entreprise tant que son chiffre d’affaires hors taxes n’excède pas un plafond variant selon le secteur d’activité.

S’il opte pour ce choix, il relève du régime fiscal de la micro-entreprise et du régime micro-social pour le paiement des cotisations et contributions sociales.
L’auto-entrepreneur peut exercer en tant qu’artisan, commerçant ou profession libérale, et ce, à titre principal (exclusivement auto-entrepreneur) ou complémentaire (en parallèle d’un statut de salarié, retraité, étudiant…).
Ce régime ne peut pas concerner une personne morale telle une société.
Pour déterminer le CA, l’auto-entrepreneur doit prendre en compte le total des ventes ou prestations réalisées :

Le CA correspond au total des factures encaissées sur la période concernée et les éventuels pourboires perçus qui sont à intégrer au chiffre d’affaires, se seront donc eux qui seront imposables et soumis à cotisations sociales, donc c’est pas le bénéfice qui est pris en compte (différence entre les recettes - encaissements - et les dépenses dépenses)

Pour les auto-entrepreneurs professions libérales qui relèvent de la Cipav - caisse de retraite -, les seuils sont différents : 83.600 € de chiffre d’affaires global, activité de prestations de services BNC uniquement ou activité mixte.
En cas de dépassement deux années consécutives de ces plafonds, l’entrepreneur bascule dans le régime fiscal du réel et sort du régime fiscal de la micro-entreprise. En conséquence, il ne peut plus être auto-entrepreneur.

Attention :
 Les termes « micro-entrepreneur » et « auto-entrepreneur » ont le même sens.
 S’il fait preuve d’une grande souplesse, le statut auto-entrepreneur demeure néanmoins incompatible avec certaines activités ou certaines situations personnelles :
Les activités rattachées au régime social de la MSA (la Sécurité Sociale Agricole) ;
Les professions libérales réglementées ne relevant pas de la caisse de retraite de la Cipav ;
Les activités relevant de la TVA immobilière ;
Les activités artistiques qui relèvent de la Sécurité sociale des artistes auteurs ;
Les activités de dirigeant majoritaire d’une entreprise (gérant majoritaire ou en collège de gérance) ;
Le cumul avec une activité de travailleur indépendant non salarié déjà immatriculé, relevant de l’Urssaf pour le recouvrement de ses cotisations sociales.
Les activités rattachées au régime spécial des marins (ENIM).

Delà les questions suivantes peuvent arriver :

1- Quels sont les montants ?
2- Que faire lorsque ces seuils sont dépassés ?
3- Quelles sont les démarches juridiques, sociales et fiscales, pour créer votre activité ?
4- Quelles sont les obligations comptables ?

Article mis en ligne le 27 février 2026

par admin

1- Les montants en 2026 :

Les seuils de chiffre d’affaires annuel à ne pas dépasser, pour une année complète, pour bénéficier du régime fiscal de la micro-entreprise évoluent en 2026 :

 203 100 € pour une activité de vente de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place,
 83 600 € pour les prestations de services ou pour des prestations d’hébergement,
 En cas d’activité mixte, le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 203 100 € incluant un chiffre d’affaires maximal de 83 600 € pour les prestations de services.

Ces seuils sont proratisés en cas de début d’activité en cours d’année. Exemple pour un début d’activité le 1er mars 2026 en prestations de services, l’activité ne représentera que 306 jours en 2026, on aura donc : 83 600 € x 306 / 365 = 70 087 €

2- Dépassement des seuils :

Si vous dépassez pour la première fois le seuil de chiffre d’affaires sur une année civile (2025), le régime de la micro-entreprise continue de s’appliquer l’année civile suivante (2026). En revanche, si vous dépassez le seuil de chiffre d’affaires sur deux années consécutives (2024 et 2025), vous perdez le régime fiscal de la micro-entreprise au 1er janvier de l’année suivante (2026), vous changez alors de régime fiscal et social à partir de 2026 dans notre exemple.

Cela signifie que l’auto-entrepreneur quitte le régime fiscal et social de la micro-entreprise et passe en entreprise individuelle classique avec présentation d’un bilan à déposer aux impôts et des déclarations de TVA mensuelles, voir trimestrielles. En étant soumis à l’impôt sur le revenu (IR), les revenus de vos activités commerciales, artisanales ou industrielles sont considérés comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC)

Il faut savoir que le régime de la micro-entreprise s’applique de plein droit l’année de création d’une activité. Néanmoins, notez que si vous commencez votre activité en cours d’année, le seuil de chiffre d’affaires est calculé au prorata et s’évalue donc sur le nombre de jours effectifs entre le début de l’activité et la fin de l’année civile.

3- Quelles sont les démarches juridiques, sociales et fiscales, pour créer votre activité ?

Toutes les entreprises individuelles doivent réaliser leurs formalités via le Guichet unique, géré par l’INPI, et non plus l’URSSAF comme précédemment. Par contre pour la sortie du régime, il faut faire un courrier aux impôts et ensuite prévenir l’URSSAF avec les papiers nécessaires sur le site de l’auto- entrepreneur. Il faut également faire sur l’URSSAF classique une démarche de basculement de situation car vous passez au régime de TNS.

4- Les obligations comptables :

L’auto-entrepreneur doit tenir de manière quotidienne un registre des recettes et des achats. Donc pas de comptabilité avec présentation d’un bilan déterminant un résultat positif ou négatif. Ses registre et ses factures n’intègrent pas la TVA (franchise en base de TVA), ils sont donc net de taxe.

Attention : l’auto-entrepreneur ne peut ni déduire ses charges (téléphone, déplacement…), ni amortir son matériel.

Les auto-entrepreneurs ont l’obligation de conserver toutes les factures ou pièces justificatives relatives à leurs achats et à leurs ventes de marchandises ou de prestations de services ainsi que les déclarations de chiffre d’affaires effectuées auprès de l’Urssaf.

Le registres doivent mentionner chaque année dans l’ordre chronologique : Le montant et l’origine du chiffre d’affaires encaissé à titre professionnel et les dépenses engagées pour l’auto-entreprise. Pour chaque recette ou dépense enregistrée, il est nécessaire de préciser le mode de règlement (ex : espèces, carte bancaire, chèque, etc.) et de conserver la pièce justificative (ex : facture, note de frais, etc.).

Code général des impôts : article 50-0 Modifié par LOI n°2025-127 du 14 février 2025 - art. 110 (M)

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